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Togo- 46 leaders formés pour porter le combat contre la corruption dans leurs organisations

Ils ne repartent pas de Lomé les mains vides, mais avec une feuille de route de quatre mois. Réunis du 8 au 10 juillet au Centre du Christ Rédempteur (Brother Home), 46 représentants d’Églises, d’organisations confessionnelles et de la société civile, venus de Lomé et de l’intérieur du pays, ont achevé une formation intensive sur le leadership éthique, avant de s’engager formellement, par une déclaration solennelle, à traduire ces trois jours d’apprentissage en actes concrets au sein de leurs structures.

Cette session togolaise s’inscrit dans le projet « Ethical Leadership for an Inclusive Future » (ELIF), porté conjointement par Globethics et la Conférence des Églises de toute l’Afrique (CETA), avec l’appui financier de Bread for the World (Berlin). Déployé de mars 2025 à décembre 2026 dans six pays africains (Ghana, Nigeria, Zambie, Cameroun, RD Congo et Togo), le programme vise à outiller les organisations religieuses et civiles pour qu’elles deviennent des relais actifs contre la corruption, la mauvaise gouvernance et l’exclusion sociale.

À Lomé, la formation a été animée (entre autres) par le Dr Comlan Prosper Deh, le pasteur Godson Dogbéda Téyi Lawson Kpavuvu et le professeur Jacob Sovoessi, formateur sénior. Elle s’est conclue par un événement national de plaidoyer, réunissant dirigeants religieux, représentants d’ONG, institutions gouvernementales et médias, autour d’un objectif commun : construire une voix collective nationale sur l’éthique et la redevabilité.

Un délai serré pour passer à l’action

Au-delà des discours, c’est bien la mise en œuvre qui attend désormais les participants. Dans leur déclaration finale, les nouveaux « champions du leadership éthique » se sont engagés à élaborer, dans un délai de quatre mois, des plans d’action mesurables au sein de leurs propres institutions, afin de renforcer la gouvernance interne et prévenir la corruption. Ils s’engagent également à assurer un suivi rigoureux de ces plans et à en partager les résultats avec les partenaires du projet.

Les 46 leaders formés appellent par ailleurs les gouvernements et institutions régionales à soutenir davantage ce type de formation porté par la société civile, et plaident pour la création de coalitions nationales associant Églises, organisations confessionnelles et acteurs publics dans la lutte contre la corruption.

Pour les organisateurs, cette session togolaise illustre une conviction centrale du projet ELIF : dans des sociétés confrontées à la corruption, à l’affaiblissement des mécanismes de redevabilité et à la perte de confiance envers les institutions, ce sont les organisations religieuses et civiles, en contact direct avec les communautés, qui peuvent porter un changement de culture au plus près du terrain.

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