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Togo- Au Port de Lomé, l’activité se poursuit malgré les rumeurs de grève

Malgré une rumeur de cessation de travail relayée sur les réseaux sociaux, le Port autonome de Lomé (PAL) a maintenu un rythme d’activité normal ces dernières heures. Sur place, aucun signe de mouvement social n’est perceptible.

C’est un contraste net entre la rumeur et la réalité du terrain. Depuis lundi, la plateforme portuaire togolaise fonctionne sans interruption, vingt-quatre heures sur vingt-quatre, tant dans les bureaux administratifs que sur les quais. Une équipe de reportage, dépêchée sur place pour vérifier les informations qui circulaient en ligne, a pu constater que les activités se déroulaient normalement.

Dans les locaux de l’administration portuaire, les agents occupent leurs postes habituels. Même observation sur la plateforme logistique : aux quais de Togo Terminal, de Lomé Container Terminal ainsi que sur le quai minier, les grues poursuivent leurs rotations sans interruption. Camions, dockers et opérateurs restent mobilisés. « C’est l’animation habituelle », confirme un agent rencontré sur place, balayant d’un mot les inquiétudes exprimées en ligne.

Un syndicat non reconnu par l’administration portuaire

Les rumeurs de grève trouvaient leur origine dans des messages attribuant l’initiative au Syndicat des agents du Port autonome de Lomé (SYAPAL). Or, selon la direction portuaire, cette organisation ne figurerait pas parmi la dizaine de syndicats officiellement enregistrés au sein de la plateforme.

La diplomatie économique se poursuit en coulisses

Autre indice que les affaires suivent leur cours normal : le directeur général du PAL, Edem Tengue, a reçu une délégation de transporteurs nigériens. Une rencontre qui rappelle, s’il en était besoin, le rôle stratégique que joue le port togolais dans les échanges commerciaux régionaux, en particulier pour les pays enclavés de l’hinterland sahélien.

Sur le terrain, le constat s’impose donc sans ambiguïté : l’activité portuaire ne connaît aucun ralentissement. Les revendications relatives aux conditions de travail des employés, elles, demeurent au centre des discussions entre organisations syndicales et direction générale. À Lomé, l’heure semble ainsi davantage au dialogue social qu’à l’épreuve de force.

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