Des regroupements de partis politiques togolais et des organisations de la société civile ont publié un communiqué pour apporter leur soutien au journaliste d’investigation Ferdinand Ayité, exilé en France. Dans un live diffusé sur les réseaux sociaux le 1er septembre, celui-ci avait de nouveau alerté sur les menaces pesant sur sa vie, accusant le pouvoir de Lomé de fomenter des plans contre sa personne. Les signataires du texte étendent également leur soutien aux autres activistes togolais en exil, exposés aux mêmes intimidations.
NOUS DÉNONÇONS LES MENACES DU POUVOIR DE LOMÉ CONTRE LE JOURNALISTE FERDINAND AYITÉ, ET LUI APPORTONS TOUT NOTRE SOUTIEN, AINSI QU’À TOUS LES ACTIVISTES EN DANGER EN EXIL
Le 1er septembre 2026, dans un Live sur les réseaux sociaux, notre compatriote Ferdinand Ayité, journaliste d’investigation, nous alerte encore une fois sur les risques sur sa vie, depuis Paris où il est exilé.
Cette sortie vient insister sur d’autres signaux de danger qu’il avait précédemment lancés par les mêmes canaux.
Face à cette persistante persécution d’un défenseur de la liberté de la presse, des droits de l’homme et des libertés publiques, nous signataires de ce communiqué, apportons notre soutien total à Monsieur Ferdinand Ayité qui s’investit dans la sensibilisation de la population en dévoilant la mauvaise gouvernance.
Notre soutien va également à tous les activistes en exil, dont le blogueur Zaga Bambo, qui animent des Lives et des Panels à travers le monde en subissant différents types de menaces et d’intimidations, y compris des appels récurrents venant du Togo.
Nous lançons un appel au peuple togolais, afin qu’il prenne au sérieux toutes les allégations de menaces de violation des droits fondamentaux de notre concitoyen. Cet appel concerne également les autres activistes vivant en exil, et qui continuent de dénoncer au quotidien toutes les dérives de la plus vieille dictature d’Afrique.
Nous lançons également un appel aux pays d’accueil des exilés politiques togolais, notamment, la France pays d’accueil de Ferdinand Ayité et tous ses compagnons d’infortune, de même que les autres pays comme le Ghana, le Sénégal et la Côte d’Ivoire, afin qu’ils prennent toutes les mesures nécessaires garantissant la sécurité physique et morale des réfugiés politiques, selon la Convention de Genève de 1951.
Depuis plusieurs années, Ferdinand Ayité, lauréat du Prix international de la liberté de la presse 2023 du Comité pour la protection des journalistes (CPJ), fait l’objet de toutes sortes de menaces et de harcèlements. Ses investigations sur les travers du pouvoir lui ont valu un séjour dans la sinistre prison de Lomé dont la fermeture est demandée par le Comité des Droits de L’homme de l’Onu depuis plusieurs années. Le projet d’une nouvelle arrestation l’a contraint à un exil précipité, dans le contexte où son confrère journaliste, Joel Egah, avec qui il était en détention est brutalement décédé peu après leur libération. Nous appelons les autorités togolaises à s’abstenir de ces pratiques françafricaines d’un autre temps.
Nous les tiendrons pour responsables si Ferdinand Ayité ou l’un des autres activistes devaient être victimes d’un quelconque événement contre leur intégrité physique ou leur santé mentale.
Pour
DMK – ORIGINALE Dynamique Monseigneur Kpodzro, Thomas Kokou NSOUKPOE, Superviseur Général
DMP, Dynamique pour la Majorité du Peuple, Sambiri TARGONE, Coordonnateur
LDP, Lumière pour le Développement dans la Paix Tchagnaou OURO-AKPO, Président
« Touche Pas A Ma Constitution », Nathaniel OLYMPIO, Premier Porte-Parole

