Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Campus de Lomé a connu des travaux de modernisation. Le Directeur Général Dr Kalao Assima Essodom a annoncé la mise en service de plusieurs nouvelles prestations à partir du 3 septembre 2026. Ces nouvelles prestations concernent notamment la cardiologie interventionnelle, avec la réalisation de coronarographie, d’angioplastie et la pose de pacemaker, ainsi que les soins intensifs cardiologiques.
Le CHU Campus propose également de nouvelles capacités en imagerie médicale, notamment l’IRM, la mammographie et d’autres examens spécialisés. L’établissement a en outre renforcé ses capacités en réanimation et en néphrologie. Une unité de réanimation polyvalente est désormais disponible, tandis que le service de néphrologie assure des consultations spécialisées et des séances de dialyse.
En stomatologie, les usagers peuvent désormais bénéficier de radiographies panoramiques, de téléradiographies latérales du crâne et d’autres explorations spécialisées. Un nouveau service de morgue complète également cette offre. Ce renforcement des offres de soins est une bonne chose pour sauver des vies. Mais une semaine plus tôt, une nouvelle grille tarifaire pour les examens d’imagerie par résonance magnétique a été arrêtée. Les montants varient selon le statut du patient, avec un tarif distinct pour les personnes sans assurance, les assurés de l’Assurance Maladie Universelle (AMU) et les bénéficiaires d’une assurance complémentaire privée.
La décision du Directeur Général en date du 21 août 2026 établit trois niveaux de tarification pour les principaux actes d’IRM. Elle concerne aussi bien les examens cérébraux que ceux de la colonne vertébrale, du bassin, du thorax, de l’abdomen ou des articulations. Pour une IRM portant sur une seule région ou un seul organe, le tarif est fixé à 85 000 francs CFA pour les patients non assurés, 102 000 francs CFA pour les assurés AMU relevant de l’Institut National d’Assurance Maladie (INAM) et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), puis à 120 000 francs CFA pour les assurés AMU disposant d’une assurance privée complémentaire.
Pour une IRM de deux organes ou segments, les tarifs sont respectivement de 160 000, 153 000 et 180 000 francs CFA. Pour trois organes ou segments, ils s’établissent à 210 000, 204 000 et 240 000 francs CFA.
Le produit de contraste, lorsqu’il est requis pour l’examen, fera lui aussi l’objet d’une tarification distincte. Il est fixé à 35 000 francs CFA pour les patients non assurés et à 40 000 francs CFA pour les deux catégories d’assurés mentionnées dans la grille.
Visiblement, la modernisation des infrastructures et l’amélioration des plateaux techniques avec l’appui de la France à hauteur de 70 milliards Fcfa avec le CHU Kara, s’accompagne d’une augmentation des tarifs de soins. La même situation s’est produite au CHU Sylvanus Olympio avec le scanner sous-traité avec un privé.La population ayant le droit à la santé ,il y a obligation pour l’État de l’assurer en bonne et due forme.
Les Centres publics de soins doivent garantir l’équité , l’égal accès et les tarifs allégés préférentiels étant attendu que les principes fondamentaux reconnaissent le droit inaliénable à la santé et l’accès aux soins pour tous sans discrimination. Un hôpital public n’a pas vocation à faire des chiffres d’affaires. Le ministre de la Santé doit travailler à éradiquer cette fameuse contractualisation qui n’a rien apporté au système de santé au Togo.
Source : Lecorrecteur.tg


La modernisation des équipements est une bonne nouvelle, mais l’accessibilité financière des soins reste tout aussi importante.