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Togo – Après New York, Lomé réunit bientôt les ministres africains de l’Éducation pour mettre la nouvelle carte au programme

Après la victoire diplomatique à New York, place à l’exécution. Un peu plus d’un mois après l’adoption, le 4 septembre 2026, de la Résolution des Nations unies « Corriger la carte », portée par le groupe africain sous le leadership du Togo, le gouvernement togolais dévoile la suite de son programme. Le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur en a présenté la mise en œuvre devant le Conseil des ministres.

Le texte, dont l’ambition est de promouvoir une représentation cartographique plus juste et plus fidèle des différentes régions du monde, vise en premier lieu l’Afrique. La question est moins anodine qu’il n’y paraît : les cartes les plus répandues, héritières de projections conçues pour la navigation, tendent à réduire visuellement l’espace occupé par le continent. La Résolution appelle désormais à des actions concrètes, et c’est cette phase que Lomé entend piloter.

L’école en première ligne

Premier chantier annoncé : promouvoir la projection « Equal Earth » dans les manuels scolaires et les outils pédagogiques. Le gouvernement prévoit parallèlement de renforcer les capacités des enseignants pour qu’ils puissent l’utiliser. Le pari est de s’attaquer au problème à la racine, là où se forme le regard des élèves sur le monde.

Un sommet des ministres de l’Éducation à Lomé

Deuxième temps fort : l’organisation à Lomé, en concertation avec l’Union africaine et l’UNESCO, d’une réunion des ministres africains chargés de l’éducation. Au programme : définir une mise en œuvre concertée de la Résolution, avec trois axes principaux, à savoir l’intégration de cette approche dans les programmes scolaires et les publications officielles, la coopération institutionnelle, et les besoins en assistance technique et en formation.

Une Déclaration et une feuille de route

Les travaux doivent déboucher sur une « Déclaration de Lomé » et une feuille de route africaine « Correct the Map », assorties d’un mécanisme de coopération chargé d’accompagner les actions retenues. Le Togo ambitionne ainsi d’impulser une dynamique africaine concertée.

Reste à connaître la date de la rencontre, la liste des participants et les moyens alloués, que le gouvernement n’a pas précisés. L’enjeu sera aussi de convaincre au-delà du continent : une résolution onusienne n’a pas force contraignante, et son effet dépendra de l’adhésion des États, des éditeurs et des systèmes éducatifs.

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