À Lomé, la troisième édition de Ladies Movement a été officiellement annoncée lors d’une conférence de presse le 10 octobre 2026. Portée par IYAWO Association et sa présidente, Elisabeth Apampa, Championne des enfants auprès de l’UNICEF Togo, cette initiative entend faire de l’éducation, de la protection et du leadership des jeunes filles une priorité collective. Rendez-vous est pris pour le 31 octobre au Golden Plazza, avec une ambition claire : donner aux filles les moyens de prendre leur place et de construire leur avenir.
Un mouvement qui veut transformer les paroles en actions
La jeune fille togolaise doit pouvoir rêver, apprendre, s’exprimer et réussir sans être freinée par les violences, les discriminations, les grossesses précoces ou les difficultés socio-économiques. C’est autour de cette conviction que l’association IYAWO a annoncé la troisième édition de son forum international de l’impact et du leadership des jeunes filles, Ladies Movement 3, au cours d’une conférence de presse organisée le samedi 10 octobre 2026 à Lomé.
Portée par Elisabeth Apampa, présidente fondatrice de IYAWO Association et Championne des enfants auprès de l’UNICEF Togo, cette nouvelle édition s’inscrit dans le prolongement de la Journée internationale de la jeune fille, célébrée chaque 11 octobre. Elle entend renforcer la mobilisation des familles, des communautés, des institutions publiques, des organisations de la société civile et des partenaires autour d’un défi majeur : permettre aux filles de poursuivre leur scolarité dans un environnement sûr, inclusif et favorable à leur épanouissement.
Le rendez-vous est fixé au samedi 31 octobre 2026 au Golden Plazza, à Lomé. À travers cette initiative, IYAWO veut aller au-delà des discours habituels sur l’autonomisation féminine en proposant un cadre d’expression, de réflexion, d’apprentissage et de construction de solutions concrètes par et pour les jeunes filles.
Elisabeth Apampa, une voix engagée qui veut laisser la parole aux filles
Au cœur de cette initiative se trouve Elisabeth Apampa, une femme de médias et militante des droits des enfants, des filles et des femmes, dont l’engagement s’inscrit dans la durée. À travers IYAWO Association, fondée en 2018, elle contribue à la création d’espace de formation et de rencontres pour une société dans laquelle les filles et les femmes peuvent exercer pleinement leurs droits, développer leur potentiel et participer activement au développement de leurs communautés.
Sa reconnaissance comme Championne des enfants auprès de l’UNICEF Togo en 2025 est venue renforcer la visibilité de cet engagement. Elle porte notamment un plaidoyer en faveur de l’éducation des filles, de la prévention des violences basées sur le genre, de la participation des jeunes et de la promotion du leadership féministe. Avec Ladies Movement, Elisabeth Apampa défend une approche qui place les principales concernées au centre des échanges. L’enjeu n’est pas simplement de parler des filles, mais de leur permettre de parler elles-mêmes, d’exprimer leurs difficultés, de formuler leurs attentes et de proposer des réponses adaptées à leurs réalités.
« Ladies Movement est un cadre d’expression pour la jeune fille, afin de l’accompagner à créer plus d’impact, à réfléchir aux défis de cette génération et à cocréer ensemble des solutions », a-t-elle expliqué lors de la présentation de cette troisième édition.
Cette orientation donne toute sa portée au forum : reconnaître les jeunes filles non seulement comme des bénéficiaires des politiques de protection, mais également comme des actrices capables d’innover, de diriger et de contribuer aux transformations sociales et économiques du Togo.
Des chiffres qui interpellent sur le maintien des filles à l’école
L’un des enjeux majeurs mis en avant par Ladies Movement 3 concerne la continuité du parcours scolaire des filles. Si le Togo a enregistré des progrès en matière d’accès à l’éducation, le maintien des élèves dans le système éducatif demeure un défi important.
Selon les données publiées par l’UNICEF Togo pour l’année 2024, le taux d’achèvement du primaire s’établit à 94,6 %. Il tombe à 61,4 % au premier cycle de l’enseignement secondaire, puis à 29,2 % au second cycle. Ces indicateurs concernent l’ensemble des élèves et illustrent la difficulté croissante à poursuivre les études jusqu’aux niveaux supérieurs. L’UNICEF souligne également que les filles restent confrontées à des inégalités dans l’accès à l’école et dans l’achèvement des cycles scolaires. Derrière ces données se trouvent des réalités humaines : des adolescentes contraintes d’interrompre leurs études, des jeunes filles confrontées aux violences, des familles qui peinent à financer la scolarité et des élèves dont les conditions sanitaires ou sociales fragilisent la présence en classe.
Les violences basées sur le genre, les grossesses précoces, l’insuffisance de l’accompagnement psychosocial et les difficultés liées à l’hygiène menstruelle figurent parmi les préoccupations abordées dans le projet porté par IYAWO. Pour l’association, maintenir une fille à l’école suppose donc une réponse globale : renforcer la prévention, soutenir les familles, améliorer les conditions d’apprentissage, faciliter l’accès à l’information sur la santé reproductive et garantir un environnement protecteur.
Des partenaires mobilisés autour d’une cause commune
La conférence de presse a également permis de mettre en lumière la dynamique partenariale autour de Ladies Movement 3. Aux côtés de IYAWO Association, des acteurs et partenaires tels que Auguste Le Grand, Golden Plazza et l’UNICEF Togo sont associés à l’environnement de mobilisation présenté autour de l’initiative, avec d’autres partenaires institutionnels, communautaires et médiatiques. Les entreprises sont également invitées à prendre une part plus active à cette cause, notamment à travers leurs politiques de responsabilité sociétale. L’ambition est de favoriser le financement des études de jeunes filles brillantes et vulnérables, l’octroi de bourses et l’accompagnement de celles qui souhaitent accéder à des formations qualifiantes ou à des diplômes certifiants.
Cinq panels pour réfléchir, apprendre et agir
Le 31 octobre, Ladies Movement 3 proposera une journée d’échanges articulée autour de cinq panels et de plusieurs séquences de partage d’expériences. Les discussions porteront sur les principaux défis qui conditionnent l’éducation, la protection et l’autonomisation des jeunes filles.
Le premier panel, intitulé « Jeune fille, prends ta place », donnera directement la parole aux participantes. Il s’agira de favoriser leur expression, de renforcer leur confiance en elles et de leur permettre de partager leurs expériences, leurs aspirations et leurs propositions.
Un deuxième temps sera consacré à l’éducation, aux industries culturelles et créatives et au maintien des filles à l’école. L’objectif sera notamment d’explorer les possibilités qu’offrent la culture, les médias et les métiers créatifs pour encourager la persévérance scolaire et ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles.
La santé, les droits et la protection constitueront le troisième axe de réflexion, avec un accent sur la prévention des violences basées sur le genre et les moyens d’accompagner les filles face aux risques qui compromettent leur scolarité.
Le quatrième panel mettra en avant le leadership, l’entrepreneuriat et l’éducation financière. Il s’agira d’encourager les jeunes filles à développer leurs idées, à comprendre les bases de la gestion financière et à envisager leur autonomie économique comme un levier d’émancipation.
Enfin, un cinquième panel portera sur l’éducation au genre et le rôle des communautés. Parents, hommes, leaders communautaires et autres acteurs sociaux seront invités à réfléchir à leur responsabilité dans la prévention des violences, la lutte contre les stéréotypes et la création d’un environnement plus favorable aux filles. Cette programmation entend rappeler qu’une école plus sûre et plus inclusive se construit aussi en dehors de la salle de classe, dans les familles, les quartiers et les communautés.
Ce sera aussi l’occasion de présenter les lauréats des différentes académies de l’association IYAWO : académie EAIYAWO AKADEMIA LEADERS, elles osent et l’académie des HOMMES DE VALEURS ;
Le 31 octobre, un rendez-vous pour faire entendre la voix des filles
Après deux premières éditions qui, ont rassemblé au total plus de 700 personnes et mobilisé plus de dix partenaires, Ladies Movement revient avec l’ambition de consolider les acquis et de renforcer son impact. La troisième édition, prévue le samedi 31 octobre 2026 au Golden Plazza à Lomé, veut réunir jeunes filles, familles, acteurs communautaires, responsables institutionnels, partenaires et professionnels des médias autour d’une conviction commune : aucune fille ne devrait renoncer à son avenir faute de protection, de soutien ou d’opportunités.
Pour Elisabeth Apampa et IYAWO Association, l’enjeu est de faire de la jeune fille une participante active aux décisions qui la concernent. Car protéger une fille, ce n’est pas seulement la mettre à l’abri des violences. C’est aussi lui donner accès au savoir, renforcer sa confiance, accompagner ses ambitions et lui permettre de contribuer au développement de sa communauté.

