Le Togo amorce un tournant dans son histoire politique avec la tenue des élections sénatoriales le 15 février 2025. Cette évolution institutionnelle suscite un éventail de réactions au sein de la société togolaise.
Pour certains, il s’agit d’un pas significatif vers la consolidation de la démocratie. Pour d’autres, cette nouvelle orientation politique soulève des interrogations quant à la pluralité et l’équilibre du jeu démocratique.
Une nouvelle ère politique
Avec les dernières élections sénatoriales, le Togo rentre de plein-pied dans une nouvelle ère politique. “Cette nouvelle donne, cette nouvelle ère dans laquelle vient de rentrer notre pays, le Togo, augure de lendemains meilleurs parce que cela permet l’enracinement de la démocratie, cela permet une démocratie participative et cela permet quand même à notre pays d’avancer”, espère le journaliste Tchaboré Bouraima.
“Nous avons pratiqué l’autre système démocratique, on a vu ses limites, mais je pense qu’avec cette nouvelle donne, on va faire l’essai aussi pour voir ce que ça donne”, ajoute-t-il.
Toutefois, cette évolution politique ne fait pas l’unanimité. Certains observateurs expriment des réserves et inquiétudes quant aux conséquences potentielles sur lepluralisme politique et les libertés démocratiques.
Des défis à venir
“Dans ce contexte, il est aisé de dire que le Togo avance vers un système politique où les libertés seront moins permises, où les courants de pensée politique ne seront plus aussi diversifiés, où il y aura beaucoup de défis pour les oppositions de pouvoir rééquilibrer le rapport de force afin que les voix divergentes soient entendues et que le pluralisme politique, qui est un facteur important pour la vitalité et le dynamisme démocratique, soit une réalité au Togo”, estime Paul Amégankpo, président de l’Institut Tamberma pour la Gouvernance.
Le défi qui se présente pour le pays est de parvenir à concilier gouvernance efficace et respect des principes démocratiques fondamentaux.
Source: DW