En marge de la 61e session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies à Genève, une délégation togolaise composée de l’activiste Fleur Lynn, du journaliste d’investigation en exil Ferdinand Ayité et du Togolais Abdoul Aziz Goma aurait mené une série de rencontres stratégiques avec des représentants d’instances internationales. Au cours de cette journée marquée par des échanges institutionnels soutenus, plusieurs dossiers relatifs à la situation des droits humains au Togo ont été remis « de main à main » à des responsables et membres d’organisations internationales. Une démarche que les initiateurs présentent comme structurée, méthodique et inscrite dans une dynamique de plaidoyer international.
Connue pour ses prises de position sévères à l’égard du pouvoir de Lomé, l’activiste togolaise Fleur Lynn s’est affichée aux côtés d’Abdoul Aziz Goma lors de ses témoignages devant les instances onusiennes. À leurs côtés figurait également le journaliste d’investigation togolais en exil, Ferdinand Ayité.
À l’issue de cette rencontre internationale, Fleur Lynn a salué publiquement le courage d’Abdoul Aziz Goma, récemment libéré après plusieurs années de détention.

Dans un message publié après l’événement, elle a rendu un « immense respect » à celui qu’elle décrit comme « un homme que la prison n’a pas brisé », affirmant qu’il a porté « la voix de tout un peuple » face à Mary Lawlor, Rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits de l’homme.
Selon elle, le déplacement à Genève ne relevait pas d’un simple geste symbolique, mais d’une démarche stratégique visant à faire entendre les préoccupations relatives aux droits humains au Togo.

Une mobilisation collective
Fleur Lynn a également mis en avant la dimension collective de cette initiative. Outre Abdoul Aziz Goma et Ferdinand Ayité, elle a cité la présence de Pietri Christian, fondateur du Mouvement Rupture, ainsi que celle d’acteurs engagés dans le plaidoyer et la structuration de dossiers destinés aux institutions internationales.
La délégation affirme avoir rencontré des représentants d’instances internationales, remis des dossiers « de main à main » et échangé avec des responsables institutionnels, parfois au-delà des rendez-vous initialement prévus.
« Une journée dense, productive, stratégique », a-t-elle résumé, soulignant que le travail engagé visait à transformer « l’indignation en action structurée ».
Dans son message, Fleur Lynn a également remercié plusieurs collaborateurs et soutiens, tant au Togo qu’à l’international, saluant leur contribution à la préparation et à la consolidation des dossiers présentés.
Elle a enfin inscrit cette démarche dans une perspective plus large, évoquant « une responsabilité historique », un « travail de mémoire » et un engagement en faveur de la vérité et de la justice.
Cette mobilisation à Genève intervient dans un contexte de débats renouvelés sur la situation des défenseurs des droits humains au Togo, et témoigne d’une volonté affirmée de porter ces questions devant les mécanismes internationaux.


