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Togo sans boussole : Bilan «miraculeux» 2020-2025, nouvelle feuille illisible

Près d’un an après sa prestation de serment en tant que Président du Conseil et six mois après la formation du nouveau gouvernement, Faure Gnassingbé a retrouvé sa nouvelle feuille de route pour les cinq prochaines années.

D’abord le bilan «miraculeux» de 2020-2025Le gouvernement togolais était en séminaire à Lomé les 7 et 8 avril 2026. Le bilan de la feuille de route 2020-2025 et l’élaboration du nouveau programme quinquennal axé sur « protéger, rassembler et transformer » étaient au menu. Cette feuille de route a enregistré selon l’Exécutif togolais, un taux global d’exécution de 68, 79%, témoignant de la résilience du pays face à des chocs d’une ampleur exceptionnelle. Elle est structurée autour de trois (3) axes stratégiques majeurs, déclinés en quarante-deux (42) projets et réformes prioritaires, et dix (10) ambitions.

Elle a été  mise en œuvre dans un contexte marqué par les bouleversements économiques et sociaux liés à l’irruption de la pandémie de la COVID-19, au déclenchement de la guerre en Ukraine, ainsi qu’à la menace sécuritaire dans la sous-région ouest africaine.

Le bilan présenté fait ressortir des avancées significatives dans plusieurs secteurs clés, notamment l’agriculture, ‘l’énergie, les technologies, la santé, l’éducation et la modernisation de l’administration publique, ainsi qu’en matière d’amélioration du climat des affaires et d’attraction des investissements.
Qui a pu vraiment évaluer cette feuille de route qui affiche un tel taux de réalisation ? Sans vergogne, il est dit que ces résultats ont été obtenus dans les secteurs vitaux comme l’agriculture, ‘l’énergie, les technologies, la santé, l’éducation. Ni plus ni moins c’est du foutage de gueule étant entendu que le Togo n’a connu aucune avancée ces cinq dernières années. Au contraire, c’est le statu quo pour le mieux sinon un grand recul dans l’ensemble.

Les pays sérieux affichent leur vision à travers de grandes ambitions identifiables à l’œil nu.
Et c’est dans cette démission collective qu’il est annoncé une feuille de route gouvernementale  2026-2031 articulée autour des trois (3) axes stratégiques précédemment énoncés:
Protéger: préserver la sécurité, la paix et renforcer la résilience nationale face aux crises;
Rassembler: affermir le leadership républicain et la cohésion nationale à travers l’inclusion;
Transformer: rendre l’économie togolaise plus compétitive, plus inclusive, et mieux préparée aux défis du XXIème siècle.

Ce nouveau cadre stratégique devra s’appuyer sur les principes directeurs suivants:
une sélectivité accrue dans le choix des priorités, en concentrant les ressources sur les actions à fort impact pour les populations; une cohérence intersectorielle, en rompant avec la logique de silos sectoriels et en privilégiant des synergies entre ministères pour des interventions à effets transversaux; une discipline renforcée dans la planification, le suivi et l’évaluation, fondée sur des indicateurs mesurables, vérifiables et directement perceptibles dans la vie quotidienne des populations ; un ancrage dans la réalité macroéconomique, avec une prise en compte effective des contraintes budgétaires et des dynamiques du contexte mondial.

Que peut-on retenir de cet alignement de phrases sans pertinence aucune ? En quoi ceci ressemble à la qualité de formulation des programmes gouvernementaux, avec comme corolaire une meilleure lisibilité des priorités publiques, une hiérarchisation rigoureuse des actions et une exécution plus efficace des projets selon Faure Gnassingbé ? 

Il s’agit plutôt d’une accumulation d’échecs inavoués. Et lorsque la gouvernance d’un pays se résume à cela, le Togo et les Togolais n’ont plus rien à espérer. Après 21 ans de pouvoir, le successeur de  Eyadema a épuisé toutes ses cartouches.

Kokou AGBEMEBIO

Source : Lecorrecteur.tg

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