Au Togo, l’opposition s’est réunie le 25 août 2026 pour exiger notamment l’instauration d’une « transition » à la tête du pays, « pour trouver les ressorts permettant de relancer les fondations de la République ».
Elle justifie sa demande par un arrêt de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui a qualifié la réforme constitutionnelle de mars 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
Au Togo, l’opposition appelle à la mise en place d’une période de transition. Une coalition de partis d’opposition a tenu un point presse mardi, après publication d’un mémorandum sur l’arrêt rendu fin janvier par la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) qui qualifie la réforme constitutionnelle togolaise de mars 2024 de « changement anticonstitutionnel de gouvernement ».
« Ils sont complètement disqualifiés »
Résultat, l’opposition considère le gouvernement comme illégitime et appelle à une transition. « Aujourd’hui, nous n’attendons plus rien de ce gouvernement qui n’a pas de légitimité, qui n’a pas de légalité et donc qui est disqualifié, selon les textes de la Charte de l’Union africaine, lance Nathaniel Olympio, porte-parole du front Touche pas à ma Constitution, joint par Welly Diallo. Ils sont complètement disqualifiés. La seule chose qui s’impose est ce que nous avons indiqué dans notre mémorandum : aller dans une transition pour trouver les ressorts qui vont permettre de relancer les fondations de la République. C’est la seule voie pacifique qui puisse permettre aux Togolais d’éviter des convulsions inutiles ».
Il poursuit : « Je pense que c’est la conjonction de ce que nous ferons à l’intérieur du pays et les voies diplomatiques qui sont activées, notamment à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), à l’Union africaine, pour que ces institutions assument les responsabilités que leur impose l’arrêt de la Cour de justice de la Cédéao. »
La Cour avait été saisie il y a deux ans par 13 partis et organisations suite au changement de Constitution qui a fait passer le Togo à la Ve République et instauré un régime parlementaire supprimant l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Une nouvelle Constitution adoptée par une Assemblée nationale dont le mandat était expiré.
Le 3 mai 2025, Faure Gnassingbé, président du pays de 2005 à 2025, avait prêté serment en tant que président du Conseil, une fonction créée suite au changement de Constitution intervenu en 2024.
Source: RFI

