Le phénomène du racket sur les routes togolaises est une gangrène qui a infecté tous les hommes en uniforme. Les conducteurs de véhicules ou motos se retrouvent confrontés à des agents de sécurité qui leur demandent des « frais » non justifiés lors des contrôles routiers.
Ces actes de corruption, bien que dénoncés au quotidien continuent d’avoir cours un peu partout sur l’ensemble du territoire. La situation préoccupante qui se produit chaque soir sur la route de Gbatopé vers Davédi dans la Préfecture de Zio, au niveau de la salle des Témoins de Jéhovah interpelle à plus d’un titre.
Deux gendarmes y installent un contrôle dans l’obscurité, sans aucune signalisation permettant aux usagers de les apercevoir à temps. Ils demandent les pièces d’identité à tous les usagers qui reviennent parfois du champ, ainsi qu’à nos frères conducteurs de taxi-moto. Souvent, ils éclairent brusquement les conducteurs au visage avec une torche, ce qui occasionne des accidents. Selon plusieurs témoignages, ceux qui ne s’arrêtent pas immédiatement sont parfois frappés avec une cordelette.
Comment comprendre ces abus des hommes en treillis ?
C’est une véritable insécurité qui se crée avec des conséquences graves pour d’innocents usagers. Il importe que le ministre de la Sécurité rappelle ces gens à l’ordre. La population de Liligodo en général n’en peut plus.
Source : Lecorrecteur.tg

