Advertisements

Togo : à Tchamba, 473 patients attendent l’aboutissement d’une mission chirurgicale gratuite

Dans la préfecture de Tchamba, à 375 kilomètres au nord de Lomé, l’ONG AIMES-AFRIQUE s’apprête à conclure une nouvelle campagne médico-chirurgicale gratuite. Après neuf jours de consultations, du 17 au 25 septembre, 473 patients ont été recensés en vue d’une phase opératoire programmée du 28 septembre au 1er octobre 2026.

Portée par le Professeur Serge Michel Kodom, cette mission s’inscrit dans la continuité d’une précédente opération menée dans la région Maritime, où près de 800 patients avaient été opérés. À Tchamba, le dispositif s’est appuyé sur une vingtaine de formations sanitaires (CHP, CMS et USP) afin de toucher les populations les plus éloignées des centres hospitaliers.

Sur les 473 cas recensés, 377 relèvent de la chirurgie générale, de l’ORL et de la gynécologie : hernies, hydrocèles, lipomes, goitres, fibromes ou encore kystes ovariens. Un second volet, ophtalmologique, concerne 96 patients, parmi lesquels des cas de cataracte et de ptérygion pourront être traités durant la mission.

La mobilisation s’est révélée particulièrement forte dans certaines localités : 77 patients ont été identifiés au CMS de Kaboli, 73 à l’USP de Bago et 57 au CHP de Tchamba. Sur la vingtaine de formations sanitaires mobilisées, trois seulement n’ont recensé aucun cas. Preuve, selon l’ONG, que le maillage territorial a permis d’atteindre des zones rurales souvent en marge de l’offre de soins spécialisés.

Pour les bénéficiaires, l’enjeu est de taille : accéder à une intervention chirurgicale sans en supporter le coût, alors que nombre de ces pathologies restent, faute de moyens, non traitées pendant des années. « Tant qu’il y a le besoin et qu’on identifie ces bénéficiaires comme des vulnérables, il faut toujours mettre des mécanismes d’accompagnement pour les soulager », avait résumé le Pr Kodom, dont l’organisation entend poursuivre ce type d’interventions dans d’autres préfectures du pays.

Au-delà des chiffres, cette campagne illustre une réalité persistante au Togo comme dans plusieurs pays de la sous-région : l’accès aux soins spécialisés demeure conditionné, pour une large partie de la population rurale, à la survenue ponctuelle de missions humanitaires. Du 28 septembre au 1er octobre, ce sont donc quatre jours qui détermineront, pour des centaines de patients, l’issue d’une attente parfois longue de plusieurs années.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *