Après les six notamment Koudolo Blessing Daniel, Kolani Yendoubé Bernadette, Damigou Kinansaa Wilfred, Assiobo Yawo Romuald et Amegnignon Apégnon Joseph et Damigou Kinansaa Wilfred l’année dernière, trois candidats au Baccalauréat deuxième partie (Bac II), session 2026, ont vu leur examen annulé pour fraude à la suite des travaux du Conseil de discipline de l’Office du baccalauréat, réuni le 14 août 2026.
Par arrêté conjoint en date du 18 septembre, du ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, et du ministre délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Prof. Gado Tchangbedji; Abra Edwige Azameti, Téyi Giovanni Lawson Avla et Abdou-Chakou Yerima sont déchus de leur diplôme.
Abra Edwige Azameti, de la série G1, au centre d’écrit du Lycée Nyivémé. Issue du CRETFP de Kpalimé, elle a été surprise avec des documents dissimulés dans son rabat. Ces notes contenaient des informations relatives à l’épreuve d’histoire-géographie.
Les deux autres candidats ont été sanctionnés pour usage de téléphone portable en salle d’examen. Téyi Giovanni Lawson Avla, candidat de la série A4 au Lycée Gbodjomé, a été interpellé avec un téléphone dissimulé dans son pantalon pendant l’épreuve d’anglais. Au CEG Agoè, Abdou-Chakou Yerima, de la série D, a été surpris en possession et en utilisation d’un téléphone lors de l’épreuve de physique-chimie.
En plus de l’annulation de leur session, les deux candidats sont suspendus durant l’année scolaire 2026-2027. Ils ne pourront se présenter au Baccalauréat qu’à partir de 2028.
En vérité, ces sanctions contribuent à préserver l’équité, l’éthique et la rigueur qui encadrent l’éducation. La tricherie ne fait pas bon ménage avec l’éducation. Mais on ne le dira jamais assez. Le délai qui sépare ces sanctions et l’examen est relativement trop long. Pour un examen passé du 16 au 20 juin avec les résultats proclamés le 9 juillet, il a fallu trois mois pour décider des sanctions, ce n’est pas sérieux. Que fait vraiment ce Conseil de discipline pendant tout ce temps ? Où était la Police de l’examen?
Comment des candidats surpris avec des documents compromettants ont pu continuer jusqu’à la fin? Habituellement, dès qu’un candidat est arrêté pour fraude, il est suspendu ou interdit de l’épreuve en cours. Dans le cas présent, les candidats ont non seulement continué les épreuves, mais on a attendu près de trois mois après la proclamation des résultats pour sortir un arrêté d’annulation des résultats.
Il y a lieu de revoir l’organisation de l’examen du BAC dans son ensemble.
Autre facteur favorisant cette situation, l’immoralité qui caractérise la vie publique au Togo. Enrichissement illicite, détournements des deniers publics, des fraudes industrielles lors des élections au Togo parfois avec des enseignants en tête, cela ne fait que faire le lit à la tricherie. En matière de l’éducation, un enfant, c’est le faire faire. C’est dommageable que l’immoralité s’est emparée de la gouvernance au Togo avec ses corollaires sur la vie de la population.
Honoré ADONTUI
Source : Lecorrecteur.tg

