Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) a tenu son assemblée générale ordinaire élective, le vendredi 2 octobre, à l’hôtel Marguo City à Lomé. Au terme des travaux, le président sortant, Honoré Kokou Adontui, a été reconduit pour un second et dernier mandat à la tête de cette organisation.
Dans cette interview, le directeur général du journal Le Correcteur revient sur les défis qui attendent son bureau exécutif, les challenges à relever par la presse face à la concurrence du numérique (les réseaux sociaux), ainsi que les principaux enjeux auxquels le secteur est confronté. Il évoque également le rôle du PPT dans la défense des intérêts des professionnels des médias, les sanctions à l’encontre des journalistes et auxiliaires de presse, la défense de la liberté de la presse et le travail de concert avec les autres organisations professionnelles des médias.
Il n’a pas manqué de remercier les membres de l’organisation pour la confiance renouvelée à son équipe et de réaffirmer son engagement à œuvrer en faveur du développement et du renforcement de la presse togolaise
Sentiment…
Je voudrais d’abord remercier les membres du Patronat de la Presse Togolaise pour la confiance qui m’a été renouvelée pour mon second et dernier mandat à la tête de cette organisation. C’est un sentiment de fierté parce que ce n’est pas facile de diriger une organisation professionnelle de presse et surtout dans le contexte togolais. Nous avons fait du chemin et le bilan qui a été établi aujourd’hui montre qu’on peut encore mieux faire. C’est la raison fondamentale pour laquelle les membres de cette organisation, m’ont renouvelé leur confiance.
Nouveau mandat, nouveau défi ?
C’est un nouveau défi qui est devant nous et je voudrais encore une fois revenir là-dessus. Nous l’avons dit à plusieurs reprises, si vous observez aujourd’hui tranquillement, attentivement l’actualité brûlante socio-politique au Togo, vous allez constater que le Togo a plus que besoin d’une presse libre et indépendante et c’est cette presse aujourd’hui qui est devenue la principale boussole qui oriente les grandes décisions du gouvernement togolais.
C’est une raison de plus pour que le gouvernement puisse arriver à créer les mécanismes nécessaires de soutien à cette presse. C’est en cela que nous appelons à la création d’une régie de publicité pour soutenir la presse au Togo. Nous appelons également à l’augmentation substantielle des subventions de la presse par le gouvernement.
Aujourd’hui nous avons constaté qu’il y avait une crise de mévente et une concurrence rude avec le numérique. Pour faire face à cela, il nous revient également de nous adapter à travers la qualité du contenu que nous allons proposer à nos lecteurs, à nos téléspectateurs et à nos auditeurs. Il nous revient également de créer ce nouveau format de contenu pour pouvoir accrocher le public et accrocher et les annonceurs. Et en ce sens également, je voudrais nous appeler, nous de la presse, à nous réinventer pour s’adapter à cette nouvelle donne. Ceci nous permettra de continuer par jouer notre rôle d’édification d’une nation démocratique.
Le PPT, les sanctions à l’encontre des journalistes et auxiliaires de presse, la défense de la liberté de la presse, ainsi que la collaboration avec les autres organisations professionnelles de médias.
Quand vous prenez aujourd’hui la corporation, le patron de la presse demeure l’une des organisations professionnelles les plus actives en termes de réaction, en termes de propositions et en termes de soutien à tous les confrères qui sont en difficulté. Nous allons continuer de travailler là-dessus, bien sûr, de concert avec les autres organisations pour que certaines dispositions privatives de liberté soient complètement élaguées de notre Code de la presse et de la communication. Et ce travail, le PPT ne peut pas le faire.
Nous allons continuer de travailler là-dessus pour que, totalement, nous puissions nous retrouver pour une presse libre et indépendante. Tout le bien que le gouvernement tire aujourd’hui de la presse libre et indépendante n’est plus approuvé. Donc il leur revient, nous faisons notre job, il leur revient également de nous faciliter le travail à travers ces mécanismes, à travers la promotion de cette liberté-là qui nous aidera à faire mieux le travail.
Source : Lecorrecteur.tg

