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Rétablissement de la peine de mort pour crimes économiques au Burkina : Et si c’était au Togo?

Le Burkina Faso a officiellement rétabli la peine de mort le 20 octobre 2026, lors de l’adoption à l’unanimité d’un nouveau Code pénal par l’Assemblée législative de la transition. Les 71 députés burkinabè ont en effet adopté à l’unanimité un nouveau code pénal qui prévoit désormais la peine capitale pour « les auteurs ou complices » d’actes en lien avec le terrorisme, l’espionnage ou la trahison, selon les termes du ministre de la Justice Edasso Rodrigue Bayala.

Alors que le texte vise, selon lui, à renforcer l’ordre public, à protéger les personnes et les biens mais aussi à lutter contre la criminalité économique et financière dans le pays, les auteurs ou complices d’importation de produits périmés ou prohibés qui entraineraient la mort risqueront eux aussi une telle sanction. Le nouveau code prévoit aussi des durcissements de peines pour plusieurs délits.

Une personne reconnue coupable de détournement de fonds publics – à hauteur d’un certain montant qui n’a pas été rendu public – encourra par exemple « la prison à vie » ainsi qu’une amende équivalente au « triple du montant détourné ». Le nouveau texte prévoit d’ailleurs une augmentation drastique des amendes pour tous les types de crimes et délits.

L’adoption de ce nouveau code liberticide dont le dirigeant militaire capitaine Ibrahim Traoré avait officiellement fait part de son intention dans l’arsenal juridique burkinabè en adoptant un projet de loi en ce sens en décembre 2025, ne fait pas l’unanimité.

Des organisations de défense des Droits de l’Homme dont Amnesty International et Human Rights Watch, ont vivement condamné cette décision, redoutant qu’elle ne serve d’outil pour réprimer les voix dissidentes et les opposants politiques. Mais à regarder de près cette loi surtout par rapport avec la lutte contre la criminalité économique et financière, cela interroge au Togo , voisin immédiat du Burkina.

Le Togo est assis surtout depuis l’avènement de Faure Gnassingbé en 2005 sur une très longue liste de crimes économiques sans que personne ne soit inquiété. Que ce soit au gouvernement, dans l’administration publique, c’est une succession de scandales financiers qui plombe l’économie nationale.
Dans ce sens, certains se demandent si ce nouveau code pénal était adopté et appliqué dans sa plénitude avec rigueur au Togo, combien resteraient-ils en vie dans l’administration publique?

Source : Lecorrecteur.tg

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