«…Ayant franchi la limite de l’incapacité, de l’incompétence et de l’improductivité, le régime des Gnassingbé ne peut même pas constituer un début d’alternative pour l’avenir du Togo et de son peuple. Les dégager pour instaurer une gouvernance basée sur la dignité humaine, l’intégrité, la redevabilité, la discipline, le respect… est la seule solution pour sauver le Togo du gouffre dans lequel les Gnassingbé l’ont plongé. Chacun doit faire sa part pour redonner un espoir au peuple togolais. » Rodrigue Ahégo, La Voix des Sans Voix, 6 avril 2026
Dans une publication dont nous avons reproduit un extrait ci-dessus, notre compatriote Rodrigue Ahégo n´était pas passé par quatre chemins pour décrire la malheureuse et dramatique situation qui est aujourd´hui celle de notre pays. Il a surtout fustigé les discours insultants et humiliants pour le peuple togolais du soi-disant ministre des affaires étrangères de Faure Gnassingbé, Robert Dussey, à la tribune des Nations Unies, présentant et vantant la supposée bonne santé d´un Togo de son imagination. Un Togo apparemment généré par l´IA (Intelligence Artificielle), pendant que le vrai Togo vit un calvaire socio-politique depuis plus d´un demi-siècle, par la faute d´un régime pour qui le sort du peuple semble être le dernier des soucis. «Les dégager pour instaurer une gouvernance basée sur la dignité humaine,…» voilà ce qui préoccupe les Togolais aujourd´hui. Le grand ménage passe nécessairement par le départ de Faure Gnassingbé d´un pouvoir dont il n´est nullement à la hauteur. Le peuple togolais bâillonné veut sa liberté et le dictateur et sa clique, conscients des casseroles nauséabondes qu´ils traînent, et ne voulant à aucun prix rendre compte, s´accrochent, multipliant ainsi les crimes et les incongruités de toutes sortes.
Et tout Togolais, tout Africain intelligent et au parfum de la dramatique situation politique togolaise, faite d´une gouvernance inhumaine de père en fils, pendant que tout autour du Togo les choses changent positivement, sait que Faure Gnassingbé est très loin d´être un amoureux de la démocratie et moins encore d´un quelconque panafricanisme. Toutes les gesticulations du fils à papa togolais vis-à-vis des trois pays dits de l´AES, le Burkina-Faso, le Mali et le Niger, ne sont mues que par la volonté de l´intéressé de détourner l´attention des uns et des autres de la malheureuse situation socio-politique au Togo dont il est le principal responsable. Il profite de l´air du temps qui consiste aujourd´hui pour certains Africains à entendre le mot «panafricanisme» pour que, sans trop y réfléchir, sans surtout chercher à connaître la personnalité de l´auteur, ils soient emballés par l´émotion en tombant en transes. C´est malheureusement ce qui se passe actuellement sur le continent africain et Faure Gnassingbé, acculé dans son pays par le poids de sa malgouvernance et surtout par le large rejet dont il fait l´objet de la part de son peuple qui demande, ni plus ni moins, son départ, croit avoir trouvé la brèche au sein de laquelle s´engouffrer, en faisant des yeux doux au pays de l´AES et au panafricanisme duquel il est très éloigné. Et à travers une publication sur la messagerie whatsapp, notre compatriote Rufin Ganda de la diaspora allemande n´y est pas allé de main morte pour donner les différentes raisons qui motivent les agissements éhontés de Faure Gnassingbé quant à son supposé rapprochement des trois pays du Sahel et aux folles spéculations sur une éventuelle adhésion du Togo à l´Alliance des États du Sahel (AES).
« Pourquoi le dictateur Faure Gnassingbé souhaite-t-il rejoindre l’AES? », s´est demandé Rufin Ganda avant d´expliquer qu´il serait de plus en plus isolé et que son jeu d´équilibriste devrait être perçu par tous comme une manœuvre et un instrument pour se protéger de son propre peuple en consolidant en même temps son pouvoir usurpé. Notre compatriote n´a pas manqué d´évoquer une autre raison qui consisterait pour Faure Gnassingbé à éviter d´éventuelles sanctions de la CEDEAO en raison de ses excès autoritaires et des violations récurrentes des résolutions de l´institution. Dans le même ordre d´idées, en continuant à expliquer ce qui fait courir Faure Gnassingbé, Rufin Ganda évoque sa volonté de pouvoir bénéficier de la protection et de l’alliance militaire des États membres de l’AES contre d’éventuels soulèvements populaires et coups d’État militaires. Nous disons souvent que Faure Gnassingbé, ayant fait du Togo l´enfant malade de la sous-région en ne voulant pas démocratiser le pays, et ayant peur que le danger ne vienne du voisinage pour destabiliser son régime, cherche à prévenir toute surprise désagréable. Et Monsieur Ganda a justement abondé dans le même sens en insistant sur l´intention de Faure Gnassingbé de vouloir empêcher, par son adhésion aux pays de l´AES, les dissidents togolais réfugiés dans les trois pays de s´organiser contre son pouvoir. Dans la publication, notre compatriote voit également la main de l´autre larron en dehors du continent africain; la Russie pour qui un rapprochement du Togo de l´AES, faciliterait l´accès au port de Lomé, un levier stratégique pour cette puissance dans son duel permanent avec le bloc occidental.
Bien que la majorité des Togolais soit favorable à la démocratie, à la bonne gouvernance et à un panafricanisme réflétant vraiment celui des pères fondateurs, dénué de tout populisme, bien que les Togolais et les Togolaises soient de coeur avec les trois pays du Sahel dans leur lutte contre le terrorisme et pour leur épanouissement sur tous les plans, beaucoup disent non à l´adhésion de leur pays à l´AES dans les conditions actuelles, c´est-à-dire sous le régime du dictateur Faure Gnassingbé. Le Togo pour lequel nous nous battons doit voir le jour et choisir ses orientations nationales et panafricaines sans Faure Gnassingbé. Et les dirigeants des trois pays de l´AES devraient le savoir, car il y va de la crédibilité de leurs gouvernances politiques respectives et surtout de l´Alliance qu´ils ont formée. Choisir de soutenir un dictateur contre son peuple est loin de la solidarité africaine que prône le vrai panafricanisme. De deux choses l´une: ou on aime vraiment l´Afrique et on fait le vrai panafricanisme en privilégiant la liberté et le bonheur des peuples africains contre les dictatures, ou on s´amuse en servant quotidiennement des discours populistes, invitant un dictateur comme Faure Gnassingbé et son porte-voix, Sogoyou Kéguéwé, tribaliste et ancien chef-milicien, à la table du supposé panafricanisme, et on tue pour toujours le panafricanisme, le vrai. Et l´Alliance des États du Sahel (AES) aura vécu, surtout avec ces déclarations populistes, sans tête ni queue, tirées par les cheveux, ces derniers jours, d´un certain Ibrahim Traoré, sur la démocratie.
Samari Tchadjobo
Allemagne
Une possible adhésion du Togo à l’AES? Non, merci!

