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Togo- Séminaire de Djamdè – Vision 2040 : le gouvernement togolais sait ce qu’il veut, reste à savoir comment

Ouverts le jeudi 11 juin 2026 à Djamdè, dans la préfecture de la Kozah, par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, les travaux du séminaire gouvernemental consacré à la transformation économique et sociale du Togo se sont poursuivis ce vendredi sous sa conduite effective, avec des échanges approfondis sur les leviers du développement du capital humain et du renforcement des capacités de l’État.

Après avoir examiné les principaux leviers de transformation économique au cours de la première journée, les participants ont consacré les travaux du deuxième jour à deux dimensions essentielles de la réussite de la future stratégie nationale de développement à savoir le renforcement du capital humain et l’amélioration de la performance de l’action publique.

Une vision soutenue par les partenaires au développement

Les orientations discutées au cours de ce séminaire gouvernemental bénéficient également de l’adhésion des partenaires techniques et financiers du Togo, au premier rang desquels la Banque mondiale, qui a accompagné le pays dans les travaux d’analyse, de diagnostic et de réflexion ayant conduit à l’élaboration de cette nouvelle vision de développement.

Invité de ce séminaire gouvernemental, Monsieur Ousmane Diagana, Vice-Président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest, a livré un plaidoyer appuyé pour le capital humain, qu’il a présenté comme le moteur décisif de la transformation engagée par le Togo. Il a rappelé que les efforts de réforme du Togo sont déjà reconnus dans plusieurs indicateurs et évaluations, dans des domaines structurants comme la fiscalité, les zones économiques spéciales, l’énergie, l’agriculture et le foncier.

« Aucun pays n’a réussi sa transformation selle, sans avoir massivement investi dans son capital humain et aligné de compétences sur les besoins de ce secteur productif. L’investissement dans les compétences de base est essentiel, car il détermine la capacité d’apprentissage tout au long de la vie. Cela nécessite de renforcer l’éducation dès la petite enfance et d’améliorer la qualité des apprentissages.  Il est également nécessaire d’opérer un véritable changement dans la formation professionnelle en plaçant le partenariat avec le secteur privé au cœur du système de formation » a-t-il précisé.

Monsieur Ousmane Diagana a également mis en relief la nécessité de partir de données réelles pour relever les défis, une exigence de méthode que la démarche togolaise incarne. Il a par ailleurs indiqué que les efforts de réforme du Togo sont déjà reconnus dans plusieurs indicateurs et évaluations, dans des domaines structurants comme la fiscalité, les zones économiques spéciales, l’énergie, l’agriculture et le foncier.

A travers cette contribution, la Banque mondiale a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Togo dans la mise en œuvre de cette nouvelle stratégie de développement, dont l’ambition est de créer les conditions d’une croissance plus inclusive, durable et créatrice d’opportunités pour les populations.

Cette vision traduit la volonté politique du Président du Conseil de placer la transformation économique et sociale du Togo au cœur de l’action gouvernementale, à travers une stratégie fondée sur la performance, la cohérence des réformes et l’amélioration durable des conditions de vie des populations.

Le capital humain au cœur de la transformation économique

Les discussions ont d’abord porté sur les mécanismes permettant de renforcer le capital humain et de mieux l’aligner sur les besoins des secteurs productifs, avec un accent particulier sur le développement des compétences.

Les participants ont examiné à cet effet l’articulation entre le développement des compétences, l’accès à des emplois productifs et le soutien aux secteurs émergents. Ils se sont également penchés sur les conséquences du décalage observé entre les offres de formation technique et professionnelle et les besoins réels des secteurs prioritaires de l’économie.

Les échanges ont mis en évidence l’impact de cette inadéquation sur l’employabilité des jeunes, la productivité et la transformation structurelle de l’économie nationale. Les membres du gouvernement ont ainsi souligné la nécessité de renforcer les passerelles entre les systèmes de formation, les entreprises et les secteurs porteurs de croissance afin de mieux préparer la main-d’œuvre aux mutations de l’économie.

Les participants ont également analysé plusieurs expériences internationales réussies en matière de développement du capital humain, notamment dans les pays ayant réussi leur transformation économique grâce à des investissements soutenus dans l’éducation, la formation professionnelle et l’innovation. L’objectif est de tirer des enseignements adaptés au contexte togolais et aux ambitions de développement du pays.

Des institutions publiques plus performantes pour porter les réformes

Les travaux du séminaire ont été ensuite consacrés au renforcement des capacités stratégiques et opérationnelles de l’État, considéré comme une condition indispensable à la réussite des ambitions de développement du Togo.

Les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à améliorer la capacité de l’administration publique à concevoir, coordonner et mettre en œuvre des politiques publiques efficaces. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’assurer une meilleure cohérence de l’action gouvernementale, de renforcer la coordination interministérielle et d’accélérer l’exécution des réformes prioritaires.

Les membres du gouvernement ont également examiné des approches innovantes de suivi et d’évaluation de l’action publique, inspirées d’expériences internationales, afin de garantir une exécution rigoureuse et une meilleure redevabilité dans la mise en œuvre de la future stratégie nationale de développement.

Les réflexions ont enfin porté sur les arrangements institutionnels susceptibles de renforcer la performance des administrations publiques et d’accroître l’efficacité des réformes structurantes destinées à soutenir la croissance économique et le développement social.

Une synthèse pour définir les priorités de mise en œuvre

Les travaux se sont achevés par une session de synthèse destinée à permettre aux membres du Gouvernement d’examiner les principales orientations issues des différentes discussions, d’identifier les mesures de suivi prioritaires et de définir les prochaines étapes.

Cette séquence a permis de consolider les recommandations formulées au cours des différentes sessions et de dégager les actions à engager à court, moyen et long terme pour assurer la réussite de la nouvelle stratégie de développement du Togo.

Les participants ont notamment insisté sur la nécessité de maintenir une forte cohérence entre les priorités sectorielles, les mécanismes de financement, les capacités institutionnelles et les objectifs de transformation économique et sociale poursuivis par le pays.

Séminaire gouvernemental de Djamdè, un rendez-vous stratégique pour l’avenir du Togo

Organisée autour de six sessions thématiques réparties sur deux jours, cette retraite gouvernementale vise à renforcer l’alignement interministériel, à éclairer les arbitrages stratégiques et à définir les modalités institutionnelles et opérationnelles d’une mise en œuvre crédible, cohérente et durable des réformes publiques.

Au-delà des échanges techniques, cette retraite gouvernementale constitue une étape majeure dans la réflexion stratégique engagée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé pour accélérer la transformation du pays et améliorer durablement les conditions de vie des populations.

Le séminaire permettra ainsi de transformer les diagnostics techniques en orientations politiques opérationnelles, d’aligner l’ensemble du gouvernement autour d’une vision commune, cohérente et mesurable du développement, tout en s’inspirant des expériences internationales ayant démontré leur efficacité.

L’enjeu est surtout lié au doublement du niveau de vie moyen des Togolais d’ici 2040, à l’accélération du développement territorial autour des chaînes de valeur agro-industrielles et logistiques, au renforcement de l’attractivité du pays pour l’investissement et le commerce, au développement du capital humain ainsi qu’au renforcement des capacités stratégiques et opérationnelles de l’État.

Source : Présidence du Conseil | [Titre original – Transformation économique et sociale : le séminaire gouvernemental de Djamdè trace les contours de la nouvelle stratégie de développement du Togo]

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