Le syndicat des praticiens hospitaliers réclame l’application des engagements pris en 2018-2019 et appelle les agents à se tenir prêts à de futures actions.
Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo (SYNPHOT) sort de sa réserve. Dans un communiqué d’information et de mobilisation daté du 15 octobre 2026, l’organisation rappelle avoir adressé, trois jours plus tôt, un courrier au ministère de la Santé. Elle y exige l’application immédiate des engagements issus du groupe de travail sur le secteur public de la santé, qui remontent à 2018-2019. Pour le syndicat, le temps des promesses est révolu.
Cinq points concentrent ses revendications : la revalorisation des primes de risque et de contagion, la mise en place effective de la fonction publique hospitalière, l’application des recommandations sur les rémunérations et les statuts des personnels, le renforcement des effectifs, avec une liste additive de recrutement pour le concours qui devait se tenir en 2026, et enfin un dialogue social « sincère », tourné vers des résultats concrets.
Face à ce qu’il juge une inertie, le SYNPHOT lance un appel à tous les agents de santé, toutes catégories confondues, pour qu’ils restent unis, mobilisés et vigilants. Ils doivent se tenir prêts à participer aux « prochaines actions syndicales », qui seront annoncées officiellement.
Le ton est ferme. « Les engagements pris doivent être honorés », martèle le bureau exécutif national, qui place le débat sur le terrain de la dignité professionnelle et plaide pour un système public de santé « plus fort et plus attractif ». La balle est désormais dans le camp du ministre de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances, Jean-Marie Koffi Ewonoulé Tessi.

