Du 16 septembre au 31 décembre 2024, un projet de lutte contre la désinformation a été dirigé par le Centre d’Observation et d’Analyse du Web (COAWEB), initiateur de Togocheck, avec l’appui de la Délégation de l’Union européenne au Togo. Objectif : analyser et freiner la propagation des fausses informations au Togo, notamment sur les réseaux sociaux et dans les médias locaux, tout en renforçant l’éducation aux médias.
Ledit rapport analyse les fausses informations relevées au Togo entre octobre et décembre 2024, afin d’identifier les tendances, les vecteurs de diffusion et les impacts sur la perception des puissances européennes, dans la région ouest-africaine.
Des collectes de données ont été effectuées durant trois mois. Les source incluent des vidéos, des publications via particulièrement WhatsApp, Facebook, sur TikTok, des images avec des commentaires, des messages d’activiste et des captures d’écran circulant sur les réseaux sociaux et les médias numériques. Les fake-news analysées ont été sélectionnées selon leur portée virale, leur contenu anti-occidental et leur impact sur les débats publics. Les collectes ont été assurées notamment pas des correspondants formés par Togocheck dans les régions du Togo, du sud jusqu’au nord du pays.
« Les fausses informations collectées révèlent, [chez les jeunes, ndlr], une tendance croissante à percevoir les puissances occidentales, en particulier la France et, plus largement, les pays européens, comme des adversaires des nations africaines. Face à ce phénomène, une réponse proactive est essentielle pour promouvoir une information fiable, renforcer l’éducation aux médias et encourager des initiatives collaboratives entre institutions africaines et européennes afin de déconstruire ces narratifs trompeurs et rétablir une relation de confiance basée sur des faits vérifiables », indique le rapport.
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