Les préparatifs des élections municipales de 2025 s’accélèrent au Togo. Un décret présidentiel du 1ᵉʳ avril a fixé au 7 avril le début de la révision des listes électorales sur toute l’étendue du territoire national. Si l’opposition avait boycotté les élections sénatoriales du 15 février en signe de contestation de la nouvelle constitution, certains partis, à l’instar de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), ont décidé de prendre part aux municipales.
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a déjà lancé la formation des opérateurs de saisie (OPS) qui seront déployés sur le terrain. Lors de la dernière révision, 4,2 millions d’électeurs avaient été recensés d’après la CENI.
“Les élections locales sont des élections républicaines”
Dans un climat politique tendu depuis la réforme constitutionnelle de mai 2024, plusieurs partis et organisations de la société civile critiquent l’absence de consultation populaire avant l’adoption du nouveau régime parlementaire. Certains groupes appellent au boycott de toute activité liée à cette nouvelle dynamique institutionnelle.
Toutefois, la DMP a annoncé sa participation aux municipales. Après avoir boycotté les élections sénatoriales du 15 février, le regroupement politique juge crucial de s’investir dans la gouvernance locale.
Gérard Adja, figure de la DMP et ancien vice-président du MPDD, a récemment justifié cette position sur Victoire FM : « Les élections locales sont des élections républicaines, et il est important que la gouvernance locale soit renforcée. Les prochaines municipales n’ont rien à voir avec la situation politique actuelle. »
Selon lui, ces élections peuvent être perçues comme une continuité de la constitution de 1992, qui prévoyait déjà des municipales. « Certains peuvent penser qu’ils participent aux élections locales sous la Ve République, alors que d’autres considéreront qu’ils sont dans la logique de la constitution de 1992 », a-t-il expliqué.
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