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Opinion | Coupe du monde : la défaite de l’Afrique du Sud face au Mexique équivaut à une victoire des peuples africains contre la barbarie xénophobe

Le 11 juin 2026, le Mexique et l’Afrique du Sud ont disputé le match d’ouverture de la Coupe du monde de football, et les Bafana Bafana ont perdu par le score de 2-0.

Cette défaite a été vécue par beaucoup d’Africains comme leur victoire symbolique en réaction face aux odieuses chasses à l’homme de migrants africains perpétrées par des hordes de délinquants criminels avec la complicité du gouvernement sud-africain. Ainsi se vengent les faibles sur leurs prédateurs. La célébration de cette défaite d’une équipe africaine par des Africains, loin d’être anodine, est un geste hautement politique.

L’inénarrable président américain avait fait diversion en 2025 en faisant évacuer d’Afrique du Sud une poignée de Blancs qui seraient victimes de discrimination du fait de leur couleur de peau. C’était un mensonge. Mais un an plus tard, des migrants noirs africains sont victimes de xénophobie et d’actes sauvages par dizaines de milliers. Donald Trump ne dit rien. Allo ! Allo ! Monsieur Trump, vous êtes toujours en ligne ? Le contact est coupé. C’est une autre face hideuse du racisme, ce silence coupable.

Le gouvernement sud-africain très incompétent, manipule ses citoyens en se servant des braves travailleurs africains étrangers comme des boucs émissaires. Ces pauvres gens sont lynchés, humiliés, volés par des bêtes sauvages décervelées en toute impunité. La police laisse faire la plupart du temps.

Le sport n’est pas la guerre, ni une affaire de patriotisme. C’est un divertissement, mais en certaines occasions, il devient un instrument politique. Et le but de cette instrumentalisation, c’est l’élimination de l’Afrique du Sud dès le premier tour de cette Coupe du monde de football.

Oui, les opprimés trouvent toutes les occasions à leur portée pour en tirer des consolations aussi dérisoires soient-elles. Cette vague insensée de xénophobie est une tache de sang indélébile sur l’honneur de l’Afrique du Sud.

Il fallait le dire !

Ayayi Togoata APÉDO-AMAH

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