Trois morts, des centaines de familles sinistrées, des logements détruits : les fortes pluies qui se sont abattues ces derniers jours sur plusieurs localités du Togo ont laissé un pays sous le choc. Dans une déclaration publiée le 1er juillet, l’Action des Chrétiens pour l’Abolition de la Torture au Togo (ACAT-Togo) exprime sa solidarité aux populations touchées, tout en rappelant une conviction forte : « les catastrophes naturelles ne se limitent pas à des défis environnementaux ou humanitaires. Elles constituent aussi une menace directe pour les droits fondamentaux. »
Pour l’organisation, « le droit à la vie, à la santé, à un logement digne, à l’eau potable, à l’alimentation et à une assistance d’urgence sont tous gravement compromis dans de telles situations. » L’ACAT-Togo salue la mobilisation des services de secours, des autorités locales, des organisations humanitaires et des citoyens, qu’elle juge essentielle face à l’urgence. Mais elle insiste : « toute réponse aux catastrophes doit être guidée par les principes de dignité humaine, d’égalité, de transparence et de non-discrimination », avec une attention prioritaire pour les plus vulnérables – enfants, personnes âgées, personnes en situation de handicap, femmes enceintes et ménages précaires – dans les opérations d’évacuation, d’hébergement et de distribution de l’aide.
L’organisation appelle également les autorités à « renforcer les dispositifs de prévention, d’alerte précoce et de gestion des risques », et à « intégrer systématiquement les droits humains dans les politiques de réduction des catastrophes et d’adaptation aux changements climatiques ». Elle le martèle sans détour : « protéger les populations face aux catastrophes naturelles est un devoir partagé par tous. »
Sept recommandations pour l’avenir
Au-delà du constat, l’ACAT-Togo formule une série de recommandations concrètes : renforcer les systèmes d’alerte précoce, garantir une aide humanitaire rapide et équitable, améliorer les dispositifs d’évacuation et d’hébergement, assurer la transparence dans la distribution de l’aide, renforcer les infrastructures de drainage dans les zones à risque, ancrer l’approche fondée sur les droits humains dans les politiques de gestion des catastrophes, et mettre en place des mécanismes de plainte accessibles pour les victimes de discrimination ou de mauvaise gestion.
L’organisation invite enfin les citoyens à respecter les consignes de sécurité, à éviter les zones dangereuses et à signaler rapidement toute urgence. Elle réaffirme sa mobilisation continue aux côtés des autorités, des partenaires humanitaires et de la société civile, pour que chaque personne sinistrée bénéficie d’une protection et d’un accompagnement respectueux de sa dignité.
