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Togo- L’UTB perd définitivement son bras de fer judiciaire face à Télé Mobil International

Après près de huit ans de procédure, l’Union Togolaise de Banque (UTB) vient de perdre définitivement son arbitrage face à la société Télé Mobil International (TMI), selon les informations rapportées par Africa Intelligence.

Un différend né en 2018

L’affaire trouve son origine dans une accusation de détournement de fonds : TMI, société togolaise d’import-export dirigée par Sam Aguem Mazna, reproche à l’UTB, dont elle était cliente, d’avoir détourné 537 millions de francs CFA. Après une tentative infructueuse de règlement à l’amiable dès 2018, TMI porte l’affaire devant la justice.

Un feuilleton judiciaire de plusieurs années

Le Tribunal de commerce de Lomé condamne une première fois l’UTB en mars 2021, déclenchant des astreintes journalières d’environ 2 millions de francs CFA. La banque obtient gain de cause en appel en octobre 2023, avant que la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) d’Abidjan ne casse cette décision en mai 2025, confirmant le détournement et condamnant l’UTB à 2 milliards de francs CFA de dommages et intérêts. Après une suspension temporaire obtenue en septembre 2025, l’UTB voit sa dernière demande rejetée le 25 juin 2026, scellant définitivement sa défaite.

Des cabinets de premier plan mobilisés

TMI a été défendue par l’avocat franco-béninois Jimmy Kodo, tandis que l’UTB s’est appuyée sur la SCPA Aquereburu & Partners, ainsi que sur les cabinets Hughes Hubbard & Reed et l’avocat Sena Agbayissah.

Vers une saisine de l’Umoa ?

Selon Africa Intelligence, TMI a proposé le 9 juillet 2026 un accord à l’amiable à l’UTB. Sans réponse favorable, l’entreprise envisage de saisir la commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) pour contraindre la banque au paiement.

Créée en juin 1964 sous forme de société d’économie mixte, l’UTB est aujourd’hui une institution dans laquelle l’État est l’unique actionnaire après le départ, en juin 1994, du Crédit Lyonnais, de la Deutsche Bank et de la Banca Commerciale Italiana, qui détenaient respectivement 35 %, 18 % et 12 % des actions. La banque basée à Lomé avait accumulé des difficultés financières avant de se voir renflouée par l’État en 2024.

IciLome avec Africa Intelligence

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