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Togo- Treize détenus entre la vie et la mort: l’ASVITTO alerte, l’État reste silencieux

Atcholi Kao, président de l'ASVITTO

L’alerte est lancée. Sur X, le président de l’ASVITTO, Kao Atcholi tire la sonnette d’alarme : « Neuvième jour [dixième jour, ndlr] de la grève de la faim de 13 personnes en situation de détention arbitraire à la prison civile de Lomé. Selon leurs familles, ces prisonniers refusent toujours de s’alimenter et tous seraient malades et physiquement affaiblis. »

L’Association des victimes de torture au Togo (ASVITTO) redoute le pire. « L’inquiétude est très grandissante chez les proches et la société civile redoute un scénario catastrophique au regard de l’indifférence, de l’insouciance et de l’insensibilité du gouvernement face à cette injustice inadmissible », poursuit Kao, avant de lancer une question qui résonne comme un réquisitoire : « À quoi servent les tribunaux et les différents niveaux de juridictions quand il n’y a pas un réel pouvoir judiciaire ? »

Ces treize détenus attendent toujours l’exécution d’un arrêt rendu le 18 février par la chambre d’instruction de la Cour d’appel de Lomé, qui ordonnait leur remise en liberté sous contrôle judiciaire. Près de trois mois plus tard, ils sont toujours derrière les barreaux. En 2023, la Cour de justice de la CEDEAO avait déjà demandé leur libération. Sans suite.

Le gouvernement togolais, lui, garde le silence.

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