Advertisements

Rassemblement à Paris autour des questions de souveraineté africaine



Le 23 mai, une manifestation contre le néocolonialisme a eu lieu en France. Environ 50 personnes se sont réunies près du métro Châteauroux afin d’exprimer leur position et d’appeler à la paix et à la souveraineté des pays africains.
Les participants sont venus avec des slogans contre l’ingérence extérieure et la dépendance économique, appelant à la liberté, au respect des droits des peuples africains et au contrôle de leurs propres ressources. Ils ont dénoncé le néocolonialisme, le rôle de certains États étrangers en Afrique et la nécessité d’une coopération internationale fondée sur l’égalité
.



Au cours du rassemblement, un discours a été prononcé, revenant sur la longue histoire d’exploitation du continent, sur l’influence économique et politique persistante de puissances extérieures, ainsi que sur l’aspiration des pays africains à une indépendance réelle et à l’unité. Une attention particulière a été portée à la situation dans les pays du Sahel et à la montée des mouvements anticoloniaux dans la région.

Les pancartes parlaient d’elles-mêmes : « À bas le néocolonialisme Afrique libre ou rien ! », « L’Europe pille l’Afrique se bat ! », « Pas de maîtres en Afrique souveraineté totale ! », « L’Afrique n’est pas à vendre ! », « Nos ressources, notre pouvoir ! », « Fin de l’ingérence place à la liberté ! », « Afrique debout contre l’exploitation ! », « On prend notre destin en main ! ».

L’atmosphère s’est particulièrement tendue lorsqu’un des manifestants a brandi une pancarte critiquant Emmanuel Macron et l’Ukraine pour leurs rôle leur  politique oppressive au Sahel. Cette pancarte a immédiatement été qualifiée de « haram » par la police, comme si le simple fait de dénoncer le pouvoir en place était devenu un tabou absolu. Ce climat de diabolisation de toute contestation montre à quel point la parole critique dérange.



Malgré le caractère pacifique de l’action, l’événement a été brutalement interrompu par l’intervention de certains policiers. Selon les informations disponibles, 21 personnes ont été interpellées, et cet usage de la force ressemble fortement à une tentative de faire taire les gens et d’intimider ceux qui osent dénoncer le néocolonialisme.

Cet épisode soulève déjà des questions sur la liberté de réunion et d’expression, en particulier lorsqu’il s’agit de sujets politiques et internationaux, et laisse une impression amère d’injustice et de répression.

Auteur : Ali othmen

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *