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Bible en langues locales : Wycliffe-Togo sonne la mobilisation pour relever le défi

L’Association Wycliffe-Togo a tenu, samedi 29 août 2026 à Lomé, son Assemblée générale ordinaire sous le thème « Ensemble, bâtissons l’avenir de la mission ». Au cœur des échanges : les défis de la traduction de la Bible dans les langues maternelles, la mobilisation des ressources et le renforcement de l’engagement de l’Église locale pour assurer la pérennité de cette mission.

La traduction de la Bible dans les langues maternelles reste un enjeu majeur pour Wycliffe-Togo. L’organisation souligne que cette œuvre, qui mobilise des compétences linguistiques, culturelles et technologiques, nécessite également des ressources humaines et financières importantes.

Président du Conseil d’administration de Wycliffe-Togo, Sépényon Komla Egou estime que la traduction biblique est un travail de longue haleine. « La traduction de la Bible est une œuvre exigeante, qui nécessite du temps, de l’énergie, des compétences ainsi que des ressources humaines, financières, matérielles, informationnelles et technologiques », a-t-il expliqué.

Sépényon Komla Egou

Pour lui, l’utilisation des langues locales permet une meilleure appropriation du message biblique. « La compréhension du message biblique devient plus directe, plus naturelle et souvent plus profonde lorsque les textes sont exprimés dans la langue du quotidien », a-t-il souligné.

Cette réalité est également défendue par Samuel Tinnidjotobe Kpagheri, directeur exécutif de Wycliffe-Togo et consultant en traduction. « Quand nous avons des choses importantes à dire, c’est mieux de le dire dans notre langue maternelle. On se sent à l’aise, on se sent mieux et on n’a pas besoin de dictionnaires pour comprendre certains mots », a-t-il déclaré.

Plusieurs projets de traduction sont actuellement en cours, notamment en Lama, Kabyè, Ifè et Moba. Selon Sépényon Komla Egou, « il a fallu 17 ans de travail acharné pour que le Nouveau Testament en akébou soit prêt et disponible aujourd’hui ». Pour le Kabyè, la traduction de l’Ancien Testament, commencée en 2005, se poursuit encore.

Pr Nouwodé Kwassi Adjé

Face à la baisse des financements provenant des partenaires extérieurs, Wycliffe-Togo appelle à une implication plus forte de l’Église locale, des organisations missionnaires et des chrétiens car « Sans missions, l’Église devient démissionnaire. En négligeant sa mission, elle perd sa vocation et sa nature divine », a rappelé le Pr Nouwodé Kwassi Adjé, missiologue et directeur exécutif d’Innovation Partners in Action, au cours de l’assemblée générale. Il a d’ailleurs a sur la responsabilité de l’Église dans l’accomplissement de la mission chrétienne. A l’en croire, « la mission constitue à la fois le but, la nature et l’avenir de l’Église ».

Les chrétiens sont donc invités à cet effet, à unir leurs efforts pour soutenir durablement l’œuvre missionnaire. Et ce, en tant que communauté croyante.

À travers cette assemblée générale, Wycliffe-Togo entend donc renforcer la réflexion stratégique, la mobilisation des ressources et la collaboration avec les Églises et partenaires afin de poursuivre la traduction des Écritures et de rendre le message biblique accessible au plus grand nombre, dans les langues que les communautés comprennent et parlent au quotidien.

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