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Togo- 28 mai à Lomé : le MMLK convoque l’Afrique pour signer le Serment contre Berlin 1885

Au Togo, la commémoration du 27 avril n’a pas éteint les ardeurs panafricanistes. Edoh Komi, président du Mouvement Martin Luther King (MMLK) et Ambassadeur de la Renaissance Africaine, vient de lancer une lettre ouverte adressée solennellement « à Leurs Excellences, Chefs d’État et du Gouvernement d’Afrique et aux peuples d’Afrique ». Le ton est celui d’un manifeste. La cible : l’héritage de la Conférence de Berlin de 1885.

« Le 15 novembre 1885, à Berlin, sans nous et contre nous, ils ont tracé nos tombeaux avec une règle. Ils ont appelé cela “partage”. C’était une forfaiture. Un crime mafieux et barbare », écrit-il. 141 ans après, Edoh Komi estime que l’heure du solde de tout compte a sonné.

Pour lui, l’exemple vient de l’Alliance des États du Sahel. « Le Mali, le Niger, le Burkina Faso ont brisé le silence. Ils n’ont pas demandé la permission d’être libres. Ils l’ont prise », salue-t-il, avant d’appeler le reste du continent à emboîter le pas.

Le rendez-vous est fixé. Le 28 mai 2026 à Lomé, le MMLK et l’Institut Panafricain pour la Réhabilitation Alternative (IPRA) organisent une cérémonie symbolique pour « enterrer Berlin 1885. Pas seulement dans nos discours. Dans l’esprit et physiquement ». Un Serment de Lomé sera signé ce jour-là : « Plus jamais divisés. Plus jamais à genoux ».

L’appel ne fait pas dans la demi-mesure. Edoh Komi fixe trois chantiers post-Berlin : la monnaie (« un continent ne peut avoir 40 porte-monnaies étrangers »), l’armée (« 54 armées qui attendent l’ordre de Paris ») et la souveraineté alimentaire et technologique. Mais l’ordre des priorités est clair : « Enterrons d’abord le mental. Le matériel suivra ».

Aux récalcitrants, l’avertissement est lancé : « L’Histoire ne repasse pas les plats. Elle sert ceux qui se lèvent ».

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