Ce samedi 6 juin 2026, le Togo sera symboliquement « en pause ». C’est en tout cas le mot d’ordre lancé par le Mouvement du 6 juin (M66). Cette journée vise à honorer la mémoire des victimes des événements tragiques du 6 juin 2025, mais également à protester contre la gouvernance du régime de Faure Gnassingbé. Plusieurs partis politiques et organisations de la société civile ont décidé de soutenir cette initiative.
« Ce samedi, restons chez nous ! Mettons-nous en pause, mettons le Togo en pause, à l’appel du Mouvement du 6 juin (M66) », a lancé, dans un communiqué, le bloc de l’opposition composé des partis DMK-Original, DMP, LDP et du front « Touche pas à ma Constitution ».
« Nous mettons le Togo en pause pour protester fermement contre le régime de Faure Gnassingbé qui nous dévalorise, nous appauvrit et nous prive de la jouissance de nos droits et libertés fondamentales », poursuit le communiqué.
Concrètement, à l’occasion du premier anniversaire des événements survenus le 6 juin 2025, à la suite de l’appel à manifester lancé par l’artiste Aamron contre la gouvernance du pays, le M66 invite les Togolais épris de justice, de liberté et d’alternance politique à observer une journée de pause. Il s’agit, selon ses promoteurs, d’une suspension momentanée des activités professionnelles afin d’adresser un message fort aux autorités.
Pour ce regroupement de partis politiques et d’organisations de la société civile, l’objectif est de faire comprendre au pouvoir que « les Togolaises et les Togolais ne supportent plus la mauvaise gouvernance, la présidence à vie et la corruption ».
Il convient de rappeler que, depuis quelques jours, les prix des produits pétroliers ont connu une nouvelle hausse. Cette augmentation intervient dans un contexte économique déjà difficile, marqué par une cherté de la vie qui pèse lourdement sur la majorité des ménages, dont beaucoup peinent à satisfaire leurs besoins essentiels.
À travers cette opération « Togo en pause », l’opposition entend également faire comprendre à Faure Gnassingbé qu’« il ne peut pas déconsidérer les Togolaises et les Togolais alors qu’il a besoin de leur force de travail ».
Les initiateurs de cette mobilisation appellent également la population à participer, dans la nuit du 5 juin, au concert de casseroles lancé par le canton de Kpenzidè.
« Par cet acte de résistance, reprenons en main notre souveraineté et faisons entendre notre voix. Peuple togolais, unissons nos forces pour le combat de notre libération. Un peuple qui reste silencieux devant l’injustice est complice de sa propre servitude. Aujourd’hui, refusons d’être complices », conclut l’appel.
