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Chantiers abandonnés tous azimuts et graves conséquences pour les populations : La fermeté de Oligui Nguema contraste avec le silence complice de Faure

Quand on a la charge de diriger, c’est une grande responsabilité qui ne se marchande pas. Un dirigeant défaillant met en danger la vie de ses concitoyens. C’est en ce sens que la dernière adresse relative aux chantiers abandonnés du Président gabonais à l’occasion de la commémoration de l’indépendance de son pays mérite d’être soulignée à plusieurs traits. Face aux caméras, dimanche 16 août 2026, Brice Clotaire Oligui Nguema a livré un message sans ambiguïté à l’endroit des promoteurs de chantiers à l’arrêt : le temps de la tolérance est révolu.

S’adressant directement aux propriétaires d’immeubles et de chantiers inachevés qui bordent les grands axes de la capitale, le Président a tenu un discours empreint de gravité et de fermeté : « Aux propriétaires d’immeubles et des chantiers inachevés qui bordent nos grands axes, je m’adresse à vous avec gravité et fermeté. Vous avez des droits, mais vous avez aussi des obligations envers la collectivité. Ces travaux doivent être achevés dans les délais qui seront fixés après les mises en demeure nécessaires. Si certains sites demeurent durablement abandonnés et portent atteinte à la sécurité, à la salubrité ou à l’image de notre belle capitale, l’État prendra ses responsabilités. »

Plus loin , le tombeur d’Ali Bongo  a évoqué la possibilité, pour l’exécutif, de recourir à des mesures normatives permettant la réquisition des sites concernés, dans le strict respect de la Constitution et du droit de propriété. « Le gouvernement prendra, dans le strict respect de la Constitution et du droit de propriété, les mesures normatives permettant leur réquisition pour cause d’utilité publique. Libreville-la-belle doit refléter l’exigence, la dignité et l’ambition de la 5I” République. »

Cette sortie fait suite à plusieurs visites d’inspections sur les chantiers du Président gabonais dont celle du 30 juin 2026 à la mémoire nationale principalement au  musée Léon Mba a fait tache d’huile. Agacé par les retards pris par les entrepreneurs, il les a publiquement recadrés et a fixé la livraison impérative des travaux au 17 août, jour de la fête de l’indépendance.

En tant que Chef de l’État, il soumet les grands travaux du pays à un contrôle rigoureux, exigeant la qualité et le respect des délais.Dans le sillage, l’architecte et maître d’œuvre Eric Moro Nguema a été interpellé et placé sous mandat de dépôt le 14 août 2026 à Libreville. Il est mis en cause pour des retards importants et le non-respect des délais sur un chantier public stratégique qu’il s’était engagé à livrer avant les célébrations de la fête nationale.

Quid du Togo?
Au Togo en général et à Lomé en particulier, l’inachevé bénéficie d’une étrange longévité. Certains chantiers traversent les années, parfois les décennies, avec leurs fers rouillés dressés vers le ciel et leurs façades promises à un lendemain qui ne vient jamais. Juste dans la capitale Lomé en l’occurrence dans la zone Bè, Akodessewa, Ahligo, Wetekome, Ablogame, les riverains n’en peuvent plus. Des travaux de réfection des routes sont à l’abandon depuis plus de quatre ans avec de graves conséquences dont des pertes en vies humaines. 

Pourtant, c’est dans le cadre du Programme d’Amélioration du Cadre de Vie (PACV) au Togo que le gouvernement avait lancé les travaux de construction d’ouvrages de voirie à Lomé. Ces travaux sont relatifs à la construction d’ouvrages de drainage des eaux pluviales et le bitumage de rues, couvrant trois communes de la préfecture du Golfe dont Golfe 1.

L’objectif de ces travaux s’inscrivant dans la deuxième phase technique du projet de « Construction d’ouvrages de drainage des eaux pluviales de la zone OBA à Lomé » et de « l’Aménagement, l’assainissement et le bitumage de 14,34 km de rues urbaines à Lomé », était de réduire les risques d’inondation, et faciliter la circulation des biens et des personnes, en améliorant le cadre de vie des populations ainsi que les activités économiques. 

À Bè-Apédomé, dans la commune Golfe 1, ce projet ambitieux de construction d’ouvrages de drainage des eaux pluviales, d’aménagement, d’assainissement et de bitumage des routes a tout simplement viré au cauchemar pour les habitants. Des chantiers de ce genre existent un peu partout dans le pays sans que Faure Gnassingbé ne pipe un mot. Jusqu’à quand ?

Kokou AGBEMEBIO

Source : Lecorrecteur.tg

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